BAFA 1 à Kani-Keli – février

par Anissa Bourhane

Ce stage s’est déroulé avant le confinement. Nous espérons que la situation prochaine permettra l’organisation de nouveaux stages et d’ACM adaptés aux conditions sanitaires.

Un stage de 8 jours ne peut pas se résumer en un article. Alors voici quelques points pour partager cette aventure. Le stage prépare les stagiaires à encadrer des enfants et des jeunes en ACM. Mais c'est aussi une formation personnelle. Car, pour beaucoup, c'est une vraie découverte, un moment d’apprentissage et de préparation au changement pour chaque participant.e.

L’accueil : La formation BAFA 1 a regroupé 40 stagiaires, de 19 à 56 ans. Le stage s’est déroulé à Kani Keli (villa Ravoay). Les stagiaires ont été accueillie.e.s avec du café, du thé, des biscuits, un bon petit déjeuner pour commencer la journée. De la musique, des épingles à nourrice mais pas avec du jasmin, cette fois-ci, avec des bonbons. Ils ont été très surpris mais aussi très contents.

Un groupe bien mixte, de cultures différentes les uns des autres, de 19 à 56 ans. Certains sont venus seuls, entre collègues de même structure, entre potes et d’autres de la même famille. Un petit jeu a permis aux stagiaires d’aller les uns vers les autres, de communiquer, commencer à apprendre à se connaître.

La vie de groupe et quotidienne implique la répartition des tâches, l’organisation. Au départ cela a été assez compliqué pour certains hommes qui n'avaient pas l'habitude de pratiquer ces tâches. Ils pensaient que ce sont des choses réservées seulement aux femmes

Le cursus BAFA, a rassuré beaucoup de stagiaires d'avoir autant de temps pour valider les trois parties. Mais le stagiaire le plus âgé a failli quitter le stage car il trouvait ça long, il pensait qu’avec les 8 jours de ce premier stage « tout était bon ».A près de 50 ans, cette formation avec un cursus aussi long ne pourrait pas lui servir. Il avait décidé de rentrer le lendemain ! Et surprise, le jour J, il était le premier dans la salle de formation et impatient de commencer.

Nous avons abordé la connaissance de l'enfant en petits groupes, lors de la restitution beaucoup d’éléments sont venus par rapport aux besoins de l'enfant. Et cela a mis en évidence qu'un enfant non suivi, non encadré par des adultes entraine la situation d’aujourd’hui, avec des jeunes sans repère, qui n'écoutent et ne respectent rien. Nous avons aussi abordé la question de droits des enfants, les stagiaires les connaissaient peu et ne connaissait pas l'existence de la défenseure des enfants.

Le cursus BAFA, a rassuré beaucoup de stagiaires d'avoir autant de temps pour valider les trois parties. Mais le stagiaire le plus âgé a failli quitter le stage car il trouvait ça long, il pensait qu’avec les 8 jours de ce premier stage « tout était bon ».A près de 50 ans, cette formation avec un cursus aussi long ne pourrait pas lui servir. Il avait décidé de rentrer le lendemain ! Et surprise, le jour J, il était le premier dans la salle de formation et impatient de commencer.

En route pour Bouanatsa

Le projet de groupe : une sortie nature, découverte est faite sur le trajet de Kani à M’bouanatsa en passant par la mer.Pendant cette sortie l’objectif était de pratiquer la pêche à la ligne et aux fruits de mer (bigorneaux etc), qui allaient nous servir de dîner le soir même. Sur le chemin nous avons découvert la plage de N’gouja, une plante appelé « arbre de vie », le site de «  Bwé Foro ». Pendant la traversée il y a eu des moments très forts, certains découvraient et pratiquaient la pêche pour la première fois. Beaucoup d’entraide pour passer les rochers qui glissaient suite à des petites averses. Beaucoup sont tombés, mais se sont relevés par l’envie de se surpasser. Vouloir arriver à destination, était plus fort que tout.

Le camping : Une fois tout le monde arrivé sur la plage une question se pose : qu’allons-nous manger ce soir ? Et c’est là qu’arriva la 3ème commande des formateurs « aller dans le village de Mbouanatsa pour y rencontrer la population sur place, découvrir l’histoire et surtout, demander auprès des personnes de l’aide pour préparer le repas du soir c’est à dire trouver les légumes, marmites, de l’eau, et de quoi faire de l’assaisonnement. Ce fut une mission réalisée avec brio. Tout le monde a mis la main à la patte pour préparer ce festin. Un régal, malgré la cuisson du poisson un peu ratée, les « pêcheurs » étaient déçus car ils avaient mis un temps fou à les attraper. La nuit a été plutôt calme, les crabes s’invitant sur nos nattes, sans nous empêcher de dormir.

La fête de fin de stage : Qui dit fête, dit repas (musique, décoration, convivialité, détente...) Pour des animateurs en fin de stage cela veut dire aussi animations, courbe d’intensité à respecter, partage des tâches, organisation. Durant toute la journée des groupes se sont formés. Certains cuisinaient, d’autres décoraient les lieux et préparaient le programme d’animations aux moindres détails. Quelques-uns se préparaient pour une présentation de spectacle sur scène. La soirée a débuté en chants et danses pour inviter tout le monde à prendre place. Ensuite, une dégustation de différents plats, accompagnées de boissons et se sont menées les animations, très différentes, en plusieurs catégories. Pour ce stage BAFA, tout le monde y a trouvé son bonheur. Les stagiaires y ont appris (l’équipe de formation aussi) et sont prêts pour leur futur stage pratique.

Ce stage était dirigé par Miki, avec Mahaba, Anissa et Anzilati

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